C'Végétal

La cuisine végane bio de Cécile

J’’ai testé : le « Bamboo Rice » – Riz sauté au lait de coco à l’’indienne

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J’'ai testé : le "Bamboo Rice" - Riz sauté au lait de coco à l’'indienne

J’’ai un ami qui adore me ramener des spécialités culinaires de ses voyages pour ma plus grande joie. De retour d’’Inde, il m’’a offert du «Bamboo Rice».

Kézako ? Tout d’’abord une remarque liminaire : j’’ai trouvé peu d’informations sur ce «riz» et ne peut donc garantir la fiabilité de mes recherches. Je suis à l’’écoute de tout indice complémentaire qui me permettrait de perfectionner ma connaissance sur ce point (bien que je ne sois pas très sûre de l’’utilité mais il ne faut pas perdre une occasion de s’’instruire).

Ce que j’ai compris, c’’est que ça n’’est pas du riz, que c’’est rare et que ça vient de la région du Kerala. C’est en fait la graine produite par les fleurs de certains bambous. Leur floraison se produit toutes les 12, 20, 50 ou même 130 années, ça n’’est pas très clair, mais quoi qu’il en soit, ça n’arrive pas très souvent bien qu’il semble que certaines périodes connaissent des floraisons intenses et inattendues. C’est le cas depuis 2005 mais c’’est la fin et j’’ai donc bien fait d’’en profiter.

Ce «riz», très riche en protéines et en bons nutriments divers (je n’’ai pas plus d’information, je vous ai prévenus) est considéré par les populations locales comme un substitut au riz, mais également comme une manne de revenus touristiques pour le temps que la floraison dure (après, ils n’’auront qu’’à attendre 12, 20, 50 ou 130 ans, il n’y a pas à s’inquiéter).

Les bénéfices pour la santé sont ENORMES :
– Contrôle du sucre, du cholestérol et de la pression artérielle
– Contrôle des douleurs articulaires, lombaires et rhumatismales
– Soigne des maladies ayurvédiques dont je n’’avais jamais entendu parler : Kapha et Pitta Dosha. Ca a l’’air bien grave, puisque cela provoque tristesse et mélancolies, démangeaisons, fatigue, salivation excessive, surpoids, oedème et toutes sortes de cochonneries dont je suis ravie de me prémunir !
– Détoxifie
– Et est un stimulant sexuel et de fertilité. On appelle d’’ailleurs ce riz le «Bamboo Viagra».

 

Sur ce dernier point, je me suis documentée parce que c’est rigolo, et il s’’avère qu’’il y a des écoles qui nient ces bienfaits (ah mince !) car la seule étude hautement médicale provient de la constatation que les rats prolifèrent abondamment pendant les périodes de floraison des bambous (leur bidon tout repu leur donnant sans doute un regain d’’énergie pour la galipette) et l’’on narre l’’histoire d’un couple local ayant des difficultés à enfanter à qui la consommation de ce riz aurait apporté le bonheur d’’une naissance. Hum, hum.

Une fois les vertus de cette graine plus ou moins avérées, restait à savoir si elle était consommable (le rat n’’étant pas une preuve de mon point de vue mais je peux me tromper) et si oui, comment.

Selon mon Gérard de voyageur qui avait pris soin de prendre des conseils « détaillés » sur place, «ça se cuit comme du riz avec plus d’’eau». Tu crois qu’’il aurait demandé à la dame une vraie recette en anglais (N.B. pour qu’’il y pense la prochaine fois) ?

Qu’’à cela ne tienne, je me suis ruée sur Internet pour découvrir qu’’il existe fort peu de recettes sur le sujet, hormis quelques rares préparations traditionnelles sucrées. A présent complètement obnubilée par la perspective d’’expérimenter une recette rare, j’’ai regardé jusqu’au bout la vidéo non sous-titrée d’une dame en sari accompagnée de deux messieurs qui papotaient gaiement en versant sans fioritures des ingrédients dans une cocotte, sans que le plat réalisé soit présenté ou goûté à la fin, ce qui surprend. A tous les coups, c’’est une pub pour le Viagra local ou la première partie d’un film cochon…

J’’ai bien trouvé quelques recettes d’’ayasam, unniyappam, uppumavu ou encore puttu mais outre le fait que je n’’ai pas les ingrédients indiens requis (à part mon «riz»), il semble que cela soit plutôt des préparations sucrées et froides qui ne me disaient rien qui vaille. Pire, j’’ai appris que la pousse de bambou contient du cyanure… Alors certes, ce sont les graines et non les pousses que je vais cuisiner, mais quand la même plante ayant produit les deux ingrédients fabrique du poison, personne ne m’’en voudra d’être méfiante et oui, je l’’avoue, un brin découragée…

J’’ai également découvert qu’il existe plus communément un riz blanc infusé au jus de bambou qui se fait passer pour du «Bamboo Rice» (les faussaires se nichent partout) et honnêtement, malgré son manque de rareté et d’’authenticité, je m’’en contenterais bien, moi, si cela peut m’’éviter d’’agoniser dans d’’atroces souffrances sur le carrelage de ma cuisine !

Toutefois, la moindre des politesses étant de tester mon cadeau ramené de loin avec amour, j’’ai décidé d’’écrire mes dernières volontés puis de me lancer dans la confection improvisée d’une recette de style indien (je ne connais pas grand chose à la cuisine indienne mais la plupart d’’entre vous non plus, vous n’’y verrez donc que du feu) et de cuisiner mon «riz» à l’’instinct, faute d’’instructions. Je dois bien l’’avouer, l’’excitation d’’inventer une recette originale et rare a supplanté la peur de mourir. De plus, quitte à y passer, périr pour ma passion de la cuisine me parait une fin tout à fait acceptable.

J’’ai donc cuisiné de bons légumes au beurre et au lait de coco dans mon wok, aromatisé le tout de Garam Masala qui est la seule épice indienne dont je dispose, et laissé mijoter jusqu’à ce que le riz soit tendre.

J’’ai ensuite sorti mon joli pashmina ramené toujours par l’’excellent Gérard de son précédent voyage en Inde (beaucoup moins risqué sur le plan de la survie je trouve et de plus, les pompiers pourront en envelopper mon corps défunt ça sera seyant…) pour présenter mon plat à l’objectif de l’appareil photo.

Et j’y ai goûté moi-même, n’’ayant sous la main ni rat (pas de huées véganes, c’est une blague !) ni Gérard que j’aurais sinon désigné d’office comme cobaye.

Alors ?

Mon plat est suavement parfumé et délicieux, ma cuisine est décidément exquise (c’’est peut-être la dernière chose que j’’écris, je ne vais pas me gêner pour me flatter).

Quant au «riz» lui-même, il est tendre et légèrement croquant mais n’’a pas de saveur particulière. Honnêtement, ça pourrait être n’’importe quel vrai riz ou de l’’orge mondé, ça ne ferait guère de différence.

Pour les bienfaits sur la santé et ma libido, je vous dirai cela plus tard si je survis.

Pour l’’instant je n’’ai goûté que deux cuillères à soupe et j’’ai remis le tout bien sagement dans le wok pour laisser passer une petite heure et vérifier que je ne suis pas prise de spasmes affreux mais je finirais bien mon assiette de suite car c’’est très bon !

Je vous invite donc à tester cette recette avec le riz de votre choix (ou du «Bamboo Rice» si vous aussi avez un Gérard farceur dans votre vie) en adaptant le temps de cuisson selon la recette gentiment inscrite sur le paquet par des gens bien élevés !

A noter qu’il s’est écoulé une heure depuis que j’ai commencé à écrire ce post, que je me sens en pleine forme et affamée et vais donc aller finir mon plat avec un appétit gourmand. Et non, ne comptez pas sur moi pour commenter les effets sur une autre forme d’appétit 

Pour trois parts
Préparation et cuisson : 1 heure

1 càs de beurre de coco (fait maison pour moi)
80 g de champignons de Paris émincés grossièrement (têtes et pieds)
100 g de belles fleurs de brocoli coupées en deux ou quatre selon la taille
60 g de chou blanc émincé
1 tomate coupée en dés
1 oignon émincé
4 càs bombées de riz ou «Bamboo Rice»
200 g de lait de coco (la partie la plus grasse figée, gardez l’’eau pour une autre préparation)
4 càc bombée de Garam Masala
1/2 litre d’’eau
Sel et poivre

Faites chauffer le beurre de coco dans le wok et ajoutez tous les légumes sauf les champignons. Faites rissoler à feu moyen 5 mn puis ajoutez les champignons et le riz.

Faites encore rissoler à feu moyen quelques instants, ajoutez le lait de coco, le Garam Masala, salez et poivrez et laissez fondre le lait de coco en mélangeant bien.

Ajoutez l’’eau et laissez cuire à petits bouillons 50 mn

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